Une histoire de Noël pour Coco


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Tout a commencé lorsque je suis tombée sur cette citation de C. S. Lewis qui m’a foudroyée… J’étais à la veille de mes 50 ans et je venais de réaliser, avec effroi, que j’avais cessé de rêver et de croire aux fées depuis déjà plusieurs années. Comme tout le monde, j’ai dû affronter quelques écueils : divorces, chômage et autres petites contrariétés ! Traversant des moments plus arides, j’ai oublié de rêver… alors que c’est justement dans ces moments qu’il faut savoir rêver plus fort, plus haut et voir plus loin. C.S. Lewis m’a donc motivé à reprendre la plume… J’ai décidé de recommencer à écrire mais des contes pour enfants prenant la forme d’atelier créatif. Vous avez même peut-être eu l’occasion de les découvrir sur notre plateforme Jeunes auteurs et lecteurs Metropolis bleu, réalisée dans le cadre du Festival des enfants TD-Metropolis bleu.

 

Je vous fais la version courte… Je me suis donné comme mandat de
réaliser un atelier créatif avec des adultes. Faire rêver des adultes…
ce n’est déjà pas simple, mais lorsque ces adultes sont des femmes
itinérantes dont le quotidien est un combat incessant, on se demande
de quel droit on pourrait oser leur proposer un voyage dans un monde
de fées. Metropolis bleu a eu l’occasion de réaliser, il y a deux ans,
un projet d’écriture thérapeutique avec des centres pour femmes en
situation de précarité, dont La rue des Femmes. Pour ma part, j’ai
beaucoup aimé l’énergie et le talent de la directrice générale de cet
organisme, Léonie Couture. Aussi, je lui ai proposé cette fois, à titre
bénévole et personnel, de réaliser un conte de Noël avec certaines
de ses participantes.

 

Dignité et douceur

Dans un premier temps, Louise, qui coordonne les activités de ce
centre, m’a proposé de venir faire la vaisselle lors du dîner afin de faire
connaissance avec les femmes du centre. Louise m’a donné mon tout
premier cours de lave-vaisselle industriel ! Pas si facile que ça en a l’air.
Ce qui m’a frappé dès mon arrivée furent les marques de douceur, de
respect et de gentillesse qui étaient adressés aux participantes. En
fait, il était presque impossible de savoir qui était intervenante et qui
était bénéficiaire. À La rue des Femmes, on s’appelle toutes par son
prénom, on est complices, on se connaît, on se respecte ; j’ai relevé
la profonde affection que chacune éprouve envers les autres, ainsi que
la douceur qui les unit.
Ayant fait mes classes à la cuisine et recruté quelques-unes de ces
dames pour mon atelier, je suis revenue dix jours plus tard avec mes
crayons feutres, mon Bic préféré et ma créativité débridée.

LA PREMIÈRE RÈGLE DE
L’ATELIER, C’EST QU’IL N’Y A PAS
DE RÈGLES !

 

On travaille sans filet, j’improvise : l’histoire n’a pas besoin
d’être structurée et linéaire ; la recette idéale se compose
de personnages attachants, d’un petit drame et d’une fin
heureuse. J’aime les fins heureuses comme vous le savez.
Je propose d’entrée de jeu que mes trois co-auteures
incarnent des super-héros, créés de toutes pièces par ellesmêmes,
et qu’elles s’octroient des superpouvoirs.

Des super-héros féminins

Il est convenu à l’unanimité que nos super-héros seront
féminins, quoique Jocelyne ait finalement opté pour un héros
androgyne. Nos « super-fées » (ainsi dénommées puisqu’elles
interviendront durant la période de Noël) voient donc le jour
avec leurs superpouvoirs :
OP_atelier_enfants_COCO2Fakira : a le pouvoir de deviner, de se
déplacer par l’esprit et de savoir ce
qui se passe partout
Vitalia : prône la justice et cherche à
rétablir l’ordre et l’équilibre entre les
humains et dans toutes les situations
Paciphique : a le pouvoir de
réconcilier les gens et d’arrêter
les guerres
Je trouve, pour ma part, nos héroïnes fabuleuses, mais
je m’attendais à ce qu’elles puissent voler dans le ciel,
marcher sur le feu, briser le béton ou plier le métal… Mes
co-auteures ont des grandes aspirations et, tout au long
de la scénarisation de notre histoire, elles ont su démontrer
qu’elles avaient des valeurs nobles et des inquiétudes réelles.
Je vous l’ai dit… faire rêver des adultes et les faire décoller
complètement, ce n’est pas de la tarte !

ff



cake

NOS AUTEURES
ONT LA DENT SUCRÉE

 

Impossible de parler de Noël, de rêves
et de fins heureuses sans m’adresser
à l’estomac de mes auteures. En guise
d’épilogue de notre atelier, je demande
donc à chacune quel était son dessert
préféré lorsqu’elle était enfant, ou celui
de l’enfant en elle qui est demeuré un
passionné de sucreries :
Fakira : le gâteau au fromage avec
coulis de framboises
Vitalia : le gâteau au chocolat à trois
étages
Paciphique : la bûche de Noël ou
la tarte au citron avec beaucoup de
meringue
Tante Willi : le banana split !
Partagez vos ateliers avec nous.
Nous les diffuserons sur la page
Facebook de Metropolis bleu
avec plaisir.
https://www.facebook.com/
bluemetbleu
William St-Hilaire offre un nombre
limité d’ateliers créatifs en famille et
ce, gracieusement. Pour réserver votre
atelier à la maison, communiquez avec
nous :
william@metropolisbleu.org